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Ibrahim Dem

Fortement impliqué dans la lutte contre tous les phénomènes d’exclusion à travers une démarche d’éducation populaire, Ibrahim Dem a créé l’association Peacemaker, lauréate Cré’actif en 2013. Issu du monde de l’animation, il aime penser que tout individu est capable de transformer la société et espère parvenir à tisser des liens avec un réseau d’acteurs investis.

 

À quelles valeurs de l’Unesco êtes-vous le plus atta­ché ?

L’association est sen­sible à la notion d’éducation. Pour nous, c’est une valeur cen­trale. Elle porte le com­bat d’une popu­la­tion, elle donne à tous les moyens et res­sources pour agir et, sur­tout, elle libère les consciences en per­met­tant à tous de dis­po­ser de savoirs com­muns. L’éducation devrait se faire de manière équi­table, tout en étant trans­ver­sale afin de répondre à chaque attente. Les acteurs édu­ca­tifs sont éga­le­ment essen­tiels et c’est pour cela, qu’au sein de la struc­ture, nous sou­hai­tons par­ta­ger des temps, des moments édu­ca­tifs.

Pou­vez-vous nous faire part d’une action dans laquelle vous vous êtes impli­qué et qui rejoint les com­bats de l’UNESCO ?

Nous met­tons en place dans notre struc­ture un pro­jet nom­mé “la Facul­té des savoirs”. Elle a tout d’une facul­té tra­di­tion­nelle mais elle dis­pense une péda­go­gie alter­na­tive en faveur de tous. Notre prio­ri­té est que le public que nous accueillons puisse dis­po­ser des savoirs et res­sources qui lui per­met­tront d’être dans cette ques­tion de liber­té de conscience. Le pro­gramme se base sur des ini­tia­tions pro­po­sées par des ama­teurs, des pro­fes­sion­nels et/ou des acteurs, et c’est alors que la magie opère lorsque l’intérêt est sus­ci­té. Nous semons une graine, per­met­tons le tâton­ne­ment, et accom­pa­gnons chaque par­ti­ci­pant de la facul­té a reprendre goût d’apprendre, trans­for­mer, pro­duire, débattre, agir pour soi et pour les autres.

Notre Métro­pole veut être un Ter­ri­toire pour l’Unesco. Quelles prio­ri­tés défi­ni­riez-vous et quelles ini­tia­tives seraient oppor­tunes pour faire vivre les objec­tifs de l’Unesco ?

Il nous semble pri­mor­dial que les actions de la Métro­pole soient avant tout des vec­teurs de l’émancipation. Il est, selon nous, de notre mis­sion de pro­mou­voir des valeurs huma­nistes et cultu­relles. De ce fait, la Métro­pole, ses 71 com­munes, et ses mil­liers d’acteurs se doivent d’agir en concert, en har­mo­nie et en com­plé­men­ta­ri­té, afin de don­ner à tous l’opportunité de faire vivre la socié­té et sur­tout de la faire pro­gres­ser.