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Abdelkrim Marchani

Abdelkrim Marchani est président du Club Hessel, club de réflexion de la scène normande qui se propose d’animer le débat public autour de questions qui préoccupent le citoyen.

 

À quelles valeurs essen­tielles de l’Unesco êtes-vous le plus atta­ché ?

Toutes les valeurs de l’UNESCO sont nobles et impor­tantes. Mais celles de l’éducation de qua­li­té pour tous les enfants (fille ou gar­çon) et du dia­logue inter­cul­tu­rel sont aujourd’hui à mon sens indis­pen­sables. Le monde rétré­cit, nous devons donc apprendre à nous écou­ter et échan­ger pour que l’humanité pros­père dans la paix et le par­tage tout en res­pec­tant notre pla­nète et ceux qui l’occupent.

 

Pou­vez-vous nous faire part d’une action dans laquelle vous vous êtes impliqué(e), ou que vous avez obser­vée, et qui rejoint les com­bats de l’UNESCO, en pré­ci­sant vers qui cette action était orien­tée ?

Notre action a pour objec­tif prin­ci­pal de don­ner du sens à la démo­cra­tie. La crise des repré­sen­ta­ti­vi­tés que nous vivons aujourd’hui met à l’épreuve notre sys­tème démo­cra­tique.

Une de nos actions est d’expliquer et déco­der les outils de la démo­cra­tie pour les vul­ga­ri­ser, les par­ta­ger et ain­si inci­ter les citoyens à par­ti­ci­per à la vie de la cité à tra­vers tous les modes qui lui sont pro­po­sés et d’en créer de nou­veaux. Ain­si nous orga­ni­sons des for­ma­tions : édu­ca­tion civique, qu’est-ce qu’une ville, un dépar­te­ment, une région… afin de mieux maî­tri­ser les com­pé­tences de chaque ins­ti­tu­tions ou des Cafés-débats pour per­mettre aux citoyens de s’exprimer sur les sujets poli­tiques et socié­taux.

 

Notre Métro­pole aspire à être un Ter­ri­toire pour l’Unesco. Quelles prio­ri­tés défi­ni­riez-vous compte tenu de la période et de la phy­sio­no­mie des com­munes, et quelles ini­tia­tives seraient oppor­tunes pour faire vivre les objec­tifs de l’UNESCO ?

L’histoire, la diver­si­té, le posi­tion­ne­ment géo­gra­phique et la fier­té du ter­ri­toire sont autant d’atouts que nous pos­sé­dons pour faire vivre les valeurs de l’UNESCO dans notre métro­pole.

Nous tra­ver­sons un moment his­to­rique en France et les évè­ne­ments mal­heu­reux que nous avons connu en début d’année doivent nous inter­ro­ger. 

Les métro­po­li­tains doivent sur les valeurs répu­bli­caines com­munes apprendre à se connaitre dans leurs diver­si­tés et leurs dif­fé­rences. La dif­fé­rence est une richesse et toute ini­tia­tive qui per­met de mieux connaitre l’autre contri­bue­ra à construire la paix dans l’esprit des hommes et des femmes.

Je sou­haite que nous soyons à Rouen métro­pole les pre­miers à construire les ponts néces­saires à notre che­mi­ne­ment vers la citoyen­ne­té.