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Mathilde Grossier

Mathilde Grossier est chargée de développement local de la Fondation des Étudiants pour la Ville.
Elle répond aux questions de Territoire UNESCO Métropole Rouen Normandie.

 

À quelles valeurs essen­tielles de l’Unesco votre asso­cia­tion est-elle atta­chée ?

L’Asso­cia­tion de la Fon­da­tion des Etu­diants pour la Ville (AFEV) est née au début des années 1990 dans le sillage de la Poli­tique de la Ville sur la base d’un constat, celui des inéga­li­tés dans les quar­tiers popu­laires, et d’une convic­tion, celle que la Jeu­nesse a envie de s’engager. De fait l’ensemble des dis­po­si­tifs mis en œuvre par l’AFEV tend vers un objec­tif double: la lutte contre la relé­ga­tion ter­ri­to­riale à tra­vers la mise à dis­po­si­tion des étu­diants d’un espace d’engagement soli­daire. Ain­si l’éthique de l’Afev se situe réso­lu­ment dans le camp de l’égalité des droits et de la lutte contre les inéga­li­tés sociales et édu­ca­tives.

L’AFEV défend un pro­jet poli­tique por­teur de jus­tice sociale ou chaque indi­vi­du a le pou­voir d’évoluer en maî­tri­sant son par­cours de vie dans une socié­té ouverte, favo­ri­sant la confiance et non la défiance face à l’altérité.

 

Pou­vez-vous nous faire part d’une action dans laquelle la struc­ture est impli­quée et qui rejoint les com­bats de l’UNESCO, en pré­ci­sant vers qui cette action était orien­tée ?

L’action phare de l’AFEV est l’accompagnement indi­vi­dua­li­sé. Deux heures par semaine, un étu­diant accom­pagne indi­vi­duel­le­ment un jeune dans les moments clés de son par­cours édu­ca­tif. Les accom­pa­gne­ments se font la plu­part du temps au domi­cile, en pré­sence d’au moins un parent. Le contact avec la famille, dans des contextes sociaux sou­vent dif­fi­ciles, peut ain­si contri­buer à mieux faire com­prendre le fonc­tion­ne­ment de l’institution sco­laire. Les enfants sui­vis sont sco­la­ri­sés en pri­maire ou en col­lège. L’approche choi­sie est trans­ver­sale, cen­trée sur les dif­fi­cul­tés de l’enfant et ses besoins. L’accompagnement dépasse le cadre sco­laire pour abor­der les pro­blé­ma­tiques du manque de moti­va­tion, de la confiance en soi, de l’ouverture cultu­relle, de la mobi­li­té, de la citoyen­ne­té etc.

 

Notre Métro­pole aspire à être un Ter­ri­toire pour l’Unesco. Quelles prio­ri­tés défi­ni­riez-vous et quelles ini­tia­tives seraient oppor­tunes pour faire vivre les objec­tifs de l’UNESCO ?

Aujourd’hui de nom­breuses ini­tia­tives défendent les objec­tifs de l’UNESCO existent sur le ter­ri­toire métro­po­li­tain. Néan­moins il sem­ble­rait qu’il manque un espace pour les cen­tra­li­ser et les iden­ti­fier. Il serait néces­saire de mettre en lien ces dif­fé­rentes ini­tia­tives dans un objec­tif de mutua­li­sa­tion et de co-construc­tion des actions. Il est impor­tant que les acteurs se ren­contrent et échangent afin d’agir au plus juste des réa­li­tés et des besoins locaux.  Le site inter­net est une pre­mière étape en ce sens mais il pour­rait être tout à fait per­ti­nent d’envisager un lieu, phy­sique, iden­ti­fié de tous les citoyens.