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Karim Jaafar

Originaire d’un village du Rif marocain, dernier d’une famille de neuf enfants, Karim JAAFAR est venu en France quand il avait une dizaine d’années. Son installation à Cléon et le début de ses études au collège, sans maîtriser la langue, ont été un bouleversement.
Il ne veut rien perdre de la richesse de ses jeunes années au Maroc, de ses paysages, de la vie sociale et de la culture arabe. Il soutient une association du Rif pour la scolarisation des jeunes filles et le traitement des malades sous dialyse.
Remarqué par un professeur d’arts plastiques au lycée, il a travaillé sa passion pour la calligraphie qu’il a, au fil des années, fait évoluer avec la représentation des images et l’utilisation des couleurs.

 

À quelles valeurs essentielles de l’UNESCO êtes-vous le plus attaché ?

Tout mon parcours me pousse à faire très attention à l’éducation et à la protection des cultures. J’ai le souci de promouvoir la calligraphie dans plusieurs langues rejoignant la démarche de l’UNESCO. Il faut développer la sensibilité par la poésie et la réflexion par la philosophie afin de faire connaître les pensées dans leur diversité et faire partager le respect des droits de l’homme.

L’AFEV défend un projet politique porteur de justice sociale ou chaque individu a le pouvoir d’évoluer en maîtrisant son parcours de vie dans une société ouverte, favorisant la confiance et non la défiance face à l’altérité.

 

Dans quelles actions rejoignant les combats de l’UNESCO êtes-vous impliqué ?

Une création de Karim Jaafar.

J’ai la conviction que cette découverte des «autres» cultures est nécessaire à tous les niveaux. Je me rends dans les écoles et dans les quartiers pour initier les jeunes à la calligraphie ; c’est une occasion non seulement de montrer les outils et les techniques, mais aussi d’ouvrir les esprits à d’autres traditions et expressions artistiques.

Ce travail, utile avec les jeunes, l’est tout autant avec les « grands » : ainsi la calligraphie a été occasion d’exposition au Sénat et d’échanges avec les élus, tout particulièrement sur la place des religions, objet de débats actuellement. J’ai pu engager des démarches du même type à la cathédrale de Rouen et à la bibliothèque François-Mitterrand à Paris.

 

Notre Métropole Rouen Normandie veut être un territoire pour l’UNESCO. Quelles priorités définiriez-vous et quelles initiatives seraient opportunes pour faire vivre les objectifs de l’UNESCO ?

Les actions de l’UNESCO ne sont pas assez connues. Je souhaite qu’on saisisse toutes les occasions pour présenter l’art, les penseurs, les poètes… de toutes les parties du monde afin d’ouvrir les esprits à la dimension internationale. Le patrimoine culturel ne doit pas seulement être découvert lorsque des drames se produisent ; la civilisation arabo-musulmane mérite d’être mieux connue et j’espère y avoir contribué en ayant cédé mes calligraphies qui côtoient les grands maîtres des siècles passés sur le magnifique recueil de l’UNESCO.

 

> Le site de Karim Jaafar <

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